Contraction de texte rédigée de l’extrait de la préface de La Folle Journée ou le Mariage de Figaro de Beaumarchais

Texte source : Préface de La Folle Journée ou le Mariage de Figaro de Beaumarchais.

L’extrait fait 1094 mots. Proposez une contraction en 275 mots environ (± 10%).

 

 

Selon moi, la comédie doit reposer sur un contraste entre ce que sont les personnages et les actes qu’ils commettent, ce qui, contrairement à la tragédie qui présente des situations délictueuses sans retenue, n’est pas toujours le cas.

Les personnages des comédies sont pleins de vices, et le / dramaturge les met en scène, dans le même esprit que les fables.

Molière tire-t-il ses enseignements des défauts ou des qualités des hommes? Derrière ses personnages, c’est vous dont il veut corriger les vices, malgré l’opposition farouche des critiques littéraires!

Même Louis XIV, premier soutien de / Molière et des arts en général, ne l’a pas défendu face aux calomnies des courtisans.

Mais doit-on cesser de représenter les vices humains sur scène et se contenter de ne montrer que leurs aspects risibles? Certainement pas! En effet, ces derniers sont éphémères.

Les vices sont quant à / eux éternels, mais peuvent prendre différents aspects. Le dramaturge se doit de les démasquer, par le rire ou par les pleurs. C’est son unique devoir! Les hommes ne peuvent évoluer qu’en étant confrontés à leur réalité.

Mais distinguons bien la condamnation des vices du discours médisant. La première / est inoffensive et efficace; le second est au contraire néfaste et improductif. Je refuse sans concession celui-ci, et mets tout en œuvre pour le combattre.

Ces illustres écrivains n’ont-ils aucune autre alternative pour atteindre leur but? Leurs écrits ne sont pas interdits, car inconséquents et passagers. Le / théâtre dérange davantage car la critique est générale.

L’indécence théâtrale ne provient que des pièces dont la morale manque de clarté, ou n’est pas assumée, car on n’en perçoit pas les enjeux.

 

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