L’Écran du Critique Littéraire
L’Analyseur de Fréquence — Champs lexicaux
Observez la liste de mots-clés dominants extraits d’un texte. Analysez leur réseau sémantique et tapez dans le champ le registre littéraire correspondant.
La Boîte à Outils du Style — Procédés (QCM)
Voici les procédés stylistiques dominants d’un texte. Choisissez parmi les quatre propositions le registre littéraire correspondant.
- Vocabulaire de la fatalité et de l’inéluctable
- Dilemme cornélien entre devoir et sentiment
- Ponctuation expressive : exclamations, points de suspension
- Thèmes de la mort, du destin, de la culpabilité
- Chute inexorable du personnage malgré ses qualités
- Ironie, dérision et moquerie ciblée contre des cibles précises
- Exagération hyperbolique à des fins de critique sociale
- Allusions politiques ou sociales transparentes
- Ton mordant qui vise à dénoncer vices et absurdités
- Mise en scène de personnages ridicules pour les fustiger
- Métaphores et comparaisons exaltant les sentiments du « je »
- Emploi abondant du pronom personnel « je »
- Musicalité du vers : anaphores, rythmes ternaires
- Expression directe d’émotions intenses (amour, mélancolie, extase)
- Interpellation de la nature comme confident
- Accumulation de détails concrets et vérifiables
- Descriptions précises de milieux sociaux ou géographiques
- Personnages typiques d’une époque ou d’une classe sociale
- Effacement du narrateur au profit d’une objectivité apparente
- Lexique du quotidien, du banal, du vrai
- Intrusion d’un élément surnaturel dans un cadre réaliste
- Hésitation du narrateur et du lecteur entre deux explications
- Atmosphère d’inquiétante étrangeté (Unheimlich)
- Focalisation interne qui amplifie le doute et l’angoisse
- Le surnaturel n’est jamais totalement confirmé ni infirmé
- Discours prononcé lors d’une cérémonie publique ou d’un rite
- Amplification oratoire des mérites ou des torts d’une personne
- Structure en triptyque : captatio / corps / péroraison
- Superlatifs, hyperboles laudatives ou vitupérantes
- Visée à la fois esthétique, mémorielle et morale
- Application d’un style noble et élevé à un sujet bas ou trivial
- Contraste comique entre la grandeur du ton et la petitesse du sujet
- Références épiques ou mythologiques détournées
- Lexique précieux utilisé pour des situations grotesques
- Effet de dégonflement héroïque qui provoque le rire
- Scènes de souffrance intense visant à émouvoir le lecteur
- Apostrophes et exclamations qui sollicitent la compassion
- Figures d’insistance : répétitions, anaphores de la douleur
- Personnages innocents frappés par un malheur injuste
- Le texte cherche à attendrir, non à instruire ni à terrifier
Le Match de Tonalités — Même sujet, deux regards
Deux textes traitent du même sujet avec des tonalités radicalement opposées. Identifiez le registre de chaque texte en écrivant votre réponse dans les champs correspondants.
« Alors s’élança le héros, porté par la colère des dieux, et sa lance, fendant les airs comme la foudre d’un olympe en courroux, perça l’armure de bronze et fit trembler la terre entière de son cri de victoire. »
« Alors s’élança le soldat, mais son armure, trop grande de trois tailles, lui glissa sur les yeux : il trébucha sur son bouclier, tomba face contre terre et écrasa par mégarde la tarte aux poireaux du général. »
« Ô toi que j’aimais plus que la lumière même, te voilà couché sous cette froide pierre — et moi, debout dans la nuit, je pleure en silence le vide immense que tu as laissé dans mes mains ouvertes. »
« Pauvre oncle Hector : il est mort un mardi, entre la soupe et le fromage. Sa femme, fort ennuyée, dut remballer le repas et appeler le notaire avant que le rôti ne refroidisse complètement. »
« La forêt était silencieuse — trop silencieuse. Quelque chose bougeait entre les troncs. Pourtant aucun vent ne soufflait. Il vit alors la branche se plier toute seule, lentement, comme si une main invisible l’avait saisie. »
« Au cœur de la forêt enchantée, les arbres chantaient d’une voix douce, les lucioles traçaient des couronnes d’or et une fée toute bleue s’avança, souriant, pour guider l’enfant vers le château de lumière. »
« Ce ministre de pacotille, ce bouffon en redingote, que ses propres administrés surnomment « le Vide en costume », a une nouvelle fois prouvé, avec une constance qui force l’admiration, son incompétence spectaculaire. »
« Ô grand homme d’État, toi dont la sagesse éclaire notre siècle et dont la main ferme a redressé la nation chancelante — que ton nom soit gravé dans le marbre de la mémoire collective, pour les âges à venir ! »